Comment une LLC du Wyoming détenue par un résident belge est-elle imposée en Belgique pour les revenus 2025 (exercice d’imposition 2026) ?

Comment une LLC du Wyoming d’un résident belge est-elle taxée en Belgique ? Société résidente ou taxe Caïman, TVA, cotisations sociales, revenus 2025.

Une LLC du Wyoming considérée comme fiscalement transparente aux États-Unis n’est pas automatiquement transparente en Belgique. Si elle est effectivement dirigée depuis la Belgique, elle peut être considérée comme une société résidente belge soumise à l’impôt des sociétés ; une qualification au titre de la taxe Caïman reste toutefois un risque à examiner. La réponse dépend toujours des faits précis de chaque situation.

Les montants utilisés ci-dessous sont illustratifs. Les règles et seuils mentionnés concernent principalement les revenus 2025 — exercice d’imposition 2026 — avec certains seuils 2026 indiqués séparément.

Une LLC américaine est-elle transparente fiscalement en Belgique ?

Le traitement fiscal américain d'une single-member LLC ne détermine pas à lui seul son traitement en Belgique.

Aux États-Unis, une LLC détenue par une seule personne peut être une disregarded entity : fiscalement, l'entité est ignorée et ses revenus sont attribués directement à son propriétaire.

La Belgique suit une autre logique. Elle examine d'abord si l'entité étrangère possède une personnalité juridique selon le droit de l'État dans lequel elle a été constituée.

Une LLC du Wyoming constitue une entité juridique distincte de son membre en vertu du Wyoming Limited Liability Company Act. Elle peut dès lors entrer dans la définition belge d'une société, même si elle est fiscalement transparente aux États-Unis.

La conséquence est importante : la Belgique ne reprend pas automatiquement le choix fiscal américain « check-the-box ».

Il faut ensuite déterminer comment la LLC doit être qualifiée en Belgique.

La convention fiscale Belgique–États-Unis impose-t-elle la transparence ?

La convention préventive de double imposition entre la Belgique et les États-Unis comporte une disposition spécifique aux entités fiscalement transparentes.

Elle prévoit qu'un revenu obtenu par l'intermédiaire d'une entité transparente dans l'un des États peut être considéré comme perçu par un résident dans la mesure où cet État traite ce revenu comme celui de ce résident.

Cette disposition vise notamment certaines LLC américaines.

Elle ne signifie cependant pas que la Belgique est obligée de considérer la LLC comme transparente pour son propre impôt.

Dans une situation où les États-Unis regardent fiscalement le propriétaire alors que la Belgique reconnaît l'existence juridique de la LLC, la question essentielle devient donc : où cette société est-elle fiscalement résidente ?

Scénario 1 : la LLC est une société résidente belge

Le Code des impôts sur les revenus considère notamment comme résidente une société ayant en Belgique son principal établissement, son siège de direction ou son siège d'administration.

Il s'agit avant tout d'une analyse factuelle.

Les éléments déterminants peuvent notamment être :

  • le lieu où les décisions importantes sont prises ;

  • le lieu depuis lequel les contrats et les finances sont gérés ;

  • le lieu où travaille le dirigeant ;

  • la présence ou l'absence de bureaux ou de personnel à l'étranger ;

  • le lieu depuis lequel l'activité commerciale est effectivement organisée.

Une LLC constituée aux États-Unis, mais sans bureau ni personnel américain et dont l'unique dirigeant travaille et prend toutes les décisions depuis la Belgique, peut donc présenter de forts indices d'un siège de direction effective en Belgique.

Dans cette hypothèse, la LLC serait soumise à l'impôt des sociétés belge sur ses bénéfices.

Cette qualification peut également entraîner des obligations telles que :

  • une inscription auprès de la Banque-Carrefour des Entreprises ;

  • les formalités relatives à l'établissement belge de la société étrangère ;

  • une comptabilité conforme aux règles applicables ;

  • le dépôt de comptes annuels lorsque requis ;

  • une déclaration annuelle à l'impôt des sociétés via Biztax ;

  • une identification à la TVA.

Pour un exercice comptable clôturé au 31 décembre 2025, l'échéance légale indiquée dans l'analyse pour la déclaration à l'impôt des sociétés est le 30 septembre 2026.

Quel taux d'impôt des sociétés peut s'appliquer ?

Le taux ordinaire de l'impôt des sociétés belge est de 25 %.

Les petites sociétés peuvent bénéficier, sous conditions, du taux réduit de 20 % sur la première tranche de 100 000 EUR de bénéfice imposable.

La condition habituelle relative à la rémunération minimale du dirigeant ne s'applique pas aux sociétés starters pendant leurs quatre premiers exercices comptables.

Pour une LLC récemment créée qui serait considérée comme résidente belge, ce taux réduit peut donc devenir un élément important de l'analyse.

Il ne suffit toutefois pas de regarder le bénéfice de la LLC. Il faut également déterminer comment les montants utilisés personnellement par son propriétaire sont qualifiés.

Comment traiter les dépenses privées payées par la LLC ?

Prenons un exemple volontairement simplifié : une LLC réalise environ 40 000 EUR de chiffre d'affaires, supporte environ 6 000 EUR de frais professionnels et son dirigeant a utilisé environ 15 000 EUR du compte de la société à des fins privées.

Ces paiements privés ne deviennent pas automatiquement des frais professionnels.

Trois traitements sont notamment envisageables.

1. Une rémunération de dirigeant

Les sommes peuvent, lorsque les conditions sont réunies, être qualifiées de rémunération de dirigeant d'entreprise.

Cette rémunération est alors :

  • en principe déductible pour la société ;

  • imposable chez le dirigeant à l'impôt des personnes physiques ;

  • prise en compte pour les cotisations sociales.

Pour les revenus 2025, l'analyse retient également un forfait de frais de 3 % pour la rémunération concernée et une quotité de revenu imposable exonérée de 10 910 EUR.

Une rémunération doit être correctement documentée, notamment au moyen d'une fiche 281.20 lorsque celle-ci est requise.

Avec les montants illustratifs ci-dessus, une rémunération d'environ 15 000 EUR laisserait à la société un bénéfice taxable de l'ordre de 19 000 EUR avant autres ajustements. L'impôt des sociétés serait alors de l'ordre de quelques milliers d'euros si le taux de 20 % est applicable.

Le coût personnel dépend ensuite des cotisations sociales, des autres revenus et de la situation familiale.

2. Un compte courant débiteur

Une dépense privée peut également être comptabilisée comme une avance consentie par la société à son dirigeant.

Le dirigeant doit alors en principe rembourser la société.

Un avantage de toute nature peut en outre apparaître en raison des intérêts.

Pour les revenus 2025, le taux de référence repris dans l'analyse pour un compte courant débiteur est de 5,57 %.

Cette méthode peut être adaptée dans certaines situations, mais elle crée une dette personnelle envers la société.

3. Un dividende

Une troisième possibilité est une distribution de dividendes.

Dans ce cas, le bénéfice supporte d'abord l'impôt des sociétés, puis la distribution peut être soumise au précompte mobilier de 30 %.

Contrairement à une rémunération de dirigeant, le dividende n'est pas déductible du bénéfice de la société.

Le traitement optimal ne peut donc pas être déterminé uniquement à partir du montant disponible sur le compte bancaire : il faut examiner la nature réelle des prélèvements, les autres revenus et les conséquences sociales.

Scénario 2 : la LLC tombe sous la taxe Caïman

Une autre lecture doit être examinée lorsque la LLC est considérée comme établie aux États-Unis plutôt qu'en Belgique.

Depuis la réforme intervenue fin 2023, certaines LLC américaines fiscalement transparentes peuvent entrer dans le régime belge des constructions juridiques, communément appelé taxe Caïman.

Le régime peut notamment viser des personnes morales établies hors de l'Espace économique européen qui :

  • ne sont pas soumises à un impôt sur les revenus ;

  • ou supportent une charge fiscale inférieure à 15 %, calculée selon les règles belges.

Une LLC américaine traitée comme disregarded entity ne paie en principe pas elle-même l'impôt américain sur ses revenus. Cette caractéristique peut donc être déterminante.

Si le régime de la taxe Caïman s'applique :

  • l'existence de la construction juridique doit être mentionnée dans la déclaration fiscale ;

  • une absence de déclaration peut être sanctionnée par une amende de 6 250 EUR par construction et par année ;

  • les revenus peuvent être imposés en transparence dans le chef du fondateur ;

  • certaines distributions ultérieures peuvent être traitées comme des dividendes, sauf preuve que les revenus concernés ont déjà été imposés en transparence ;

  • un départ à l'étranger peut provoquer une exit tax sur certaines réserves non distribuées ;

  • le délai d'imposition de l'administration peut atteindre dix ans.

Cette transparence ne découle donc pas de la classification américaine de la LLC. Elle résulte d'un mécanisme fiscal belge spécifique.

Société résidente ou taxe Caïman : quelle qualification prime ?

C'est généralement le point le plus délicat.

Lorsque l'unique dirigeant vit en Belgique, exerce l'activité depuis la Belgique, contrôle les comptes depuis la Belgique et que la LLC ne présente aucune substance matérielle aux États-Unis, les critères de direction effective en Belgique peuvent fortement plaider pour une société résidente belge.

Cette lecture conduit à l'impôt des sociétés.

Une autre interprétation consiste toutefois à regarder la LLC comme une entité américaine non imposée aux États-Unis et à appliquer les règles relatives aux constructions juridiques.

Cette seconde lecture conduit à la taxe Caïman et à une imposition en transparence.

L'analyse source considère la qualification en société résidente belge comme juridiquement la plus solide dans une situation où toute la direction effective se situe en Belgique, tout en identifiant la taxe Caïman comme un risque administratif réel.

Une décision fiable exige donc un examen concret de la gouvernance, de la substance de la LLC, de son traitement américain et de son activité.

Dans les dossiers présentant un enjeu suffisant, l'opportunité d'une décision anticipée auprès du Service des Décisions Anticipées peut également être examinée.

Existe-t-il un risque de requalification en activité indépendante personnelle ?

Oui.

Une administration pourrait considérer qu'une LLC dépourvue de substance n'est, dans les faits, qu'un véhicule autour d'une activité exercée personnellement depuis la Belgique.

Dans ce scénario, le bénéfice pourrait être traité directement comme revenu professionnel d'un indépendant en personne physique.

Ce risque dépend notamment de la réalité juridique et économique de la société :

  • contrats conclus au nom de la LLC ;

  • facturation par la LLC ;

  • compte bancaire séparé ;

  • justificatifs comptables ;

  • séparation claire entre dépenses privées et professionnelles.

Le paiement régulier de dépenses privées directement depuis le compte de la société peut affaiblir cette séparation.

Quels frais professionnels sont déductibles ?

Dans l'exemple analysé, des frais réellement professionnels peuvent réduire le résultat imposable lorsqu'ils sont justifiés et liés à l'activité.

Il peut notamment s'agir de :

  • matériel informatique ;

  • logiciels ;

  • publicité ;

  • prestations de consultants ;

  • frais de constitution et de maintenance de la LLC ;

  • registered agent et frais administratifs américains.

Les dépenses importantes de matériel ne sont pas nécessairement déduites intégralement pendant l'année d'achat : elles peuvent devoir être amorties sur plusieurs années.

Les dépenses privées ne constituent pas des frais professionnels simplement parce qu'elles ont été payées avec la carte ou le compte de la LLC.

TVA belge sur du consulting fourni à des particuliers américains

La règle générale en matière de prestations de services B2C localise normalement le service au lieu du prestataire. Pour un prestataire établi en Belgique, cela pourrait conduire à une TVA belge de 21 %.

Une exception existe toutefois pour certains services intellectuels ou immatériels fournis à un particulier établi en dehors de l'Union européenne.

Sont notamment visées certaines prestations de conseillers, ingénieurs, bureaux d'études, avocats, experts-comptables et prestations similaires.

Lorsque des prestations de consulting entrent effectivement dans cette catégorie et sont fournies à des particuliers établis aux États-Unis, elles peuvent être localisées dans le pays du client et donc ne pas être soumises à la TVA belge.

Cela ne signifie pas nécessairement qu'aucune obligation TVA n'existe en Belgique.

Une activité économique exercée depuis la Belgique peut nécessiter :

  • une identification TVA ;

  • des déclarations périodiques ;

  • la déclaration des opérations non localisées en Belgique.

L'application éventuelle du régime de franchise des petites entreprises doit être examinée séparément en fonction du dossier.

Un étudiant peut-il être considéré comme indépendant ?

Le fait d'exercer une activité par l'intermédiaire d'une société n'exclut pas les obligations sociales du dirigeant qui travaille effectivement en Belgique.

Pour bénéficier du statut d'étudiant-indépendant, l'analyse reprend notamment les conditions suivantes :

  • avoir entre 18 et 25 ans ;

  • être inscrit dans un établissement reconnu pour au moins 27 crédits par année scolaire ou 17 heures de cours par semaine ;

  • travailler pour son propre compte sans lien d'autorité avec un employeur.

Pour 2025 :

  • jusqu'à 8 504,44 EUR de revenus nets : aucune cotisation n'est due ;

  • entre 8 504,44 EUR et 17 008,88 EUR : cotisations réduites de 20,5 % sur la partie dépassant le premier seuil ;

  • au-delà de 17 008,88 EUR : application du régime de cotisations d'un indépendant à titre principal.

Pour 2026, les seuils repris dans l'analyse sont respectivement :

  • 8 687,04 EUR ;

  • 17 374,08 EUR.

La base prise en compte dépend alors directement de la qualification fiscale retenue.

Dans le scénario de la société résidente, il s'agit notamment de la rémunération personnelle du dirigeant.

Dans un scénario de transparence via la taxe Caïman, une part beaucoup plus importante du résultat de la LLC pourrait être considérée comme revenu professionnel personnel.

Une affiliation tardive peut entraîner une amende administrative et des majorations, même lorsqu'une régularisation rétroactive du statut est possible.

Quel impact sur le fait de rester fiscalement à charge de ses parents ?

Il faut distinguer les règles fiscales des règles de sécurité sociale et d'allocations familiales.

Pour les revenus 2025, l'analyse retient une limite de 12 000 EUR de ressources nettes pour rester fiscalement à charge des parents.

Pour les revenus 2026, cette limite passe à 12 300 EUR.

Les ressources nettes sont déterminées à partir des revenus concernés en appliquant notamment le forfait de frais prévu, qui est de 20 % dans le calcul évoqué dans l'analyse.

Une rémunération personnelle suffisamment élevée peut donc faire perdre la qualité d'enfant fiscalement à charge, même si la personne conserve encore certains droits sociaux liés à son statut étudiant.

Pour le statut social de l'étudiant-indépendant, les seuils 2026 de 8 687,04 EUR et 17 374,08 EUR jouent également un rôle dans le maintien de certains droits.

L'analyse mentionne aussi une limite usuelle de 240 heures d'activité par trimestre dans le suivi des allocations familiales.

Fiscalité, cotisations sociales, mutuelle et allocations familiales doivent donc être examinées séparément.

Quels codes peuvent apparaître dans la déclaration fiscale ?

La qualification retenue détermine les rubriques.

Dans un scénario où la LLC est une société résidente et verse une rémunération de dirigeant, l'analyse mentionne notamment :

  • code 1400 pour la rémunération de dirigeant ;

  • les cotisations sociales correspondantes.

Dans un scénario où l'activité est imposée comme profits :

  • code 1650 est cité pour les profits, avec les frais professionnels correspondants.

Des obligations supplémentaires peuvent concerner les comptes ou structures à l'étranger.

L'analyse mentionne notamment :

  • code 1075 pour certaines informations relatives aux comptes étrangers ;

  • code 1077 dans le contexte d'une construction juridique.

La déclaration d'un compte étranger au Point de contact central de la Banque nationale de Belgique peut également être requise.

La manière exacte de déclarer un compte juridiquement détenu par une LLC dépend cependant de la qualification retenue pour cette société.

Quelle est la date limite pour la déclaration des revenus 2025 ?

Pour l'exercice d'imposition 2026 — revenus 2025, la date importante indiquée dans l'analyse est le 16 octobre 2026 pour certaines déclarations électroniques contenant des revenus spécifiques.

Sont notamment concernés :

  • les bénéfices d'indépendants ;

  • les profits ;

  • les rémunérations de dirigeants d'entreprise ;

  • certains revenus professionnels étrangers.

Lorsqu'une proposition de déclaration simplifiée a été reçue alors que de tels revenus doivent être ajoutés, celle-ci doit être corrigée dans Tax-on-web.

La régularisation des obligations de la société suit un calendrier différent. Pour une société dont l'exercice s'est clôturé le 31 décembre 2025, l'analyse retient le 30 septembre 2026 comme échéance légale de la déclaration à l'impôt des sociétés.

Depuis la loi-programme du 18 juillet 2025, l'analyse indique également que l'administration renonce à l'accroissement pour une première infraction commise de bonne foi, celle-ci étant présumée sauf en cas de taxation d'office.

À défaut, les taux cités sont :

  • 10 % pour une première infraction sans intention d'éluder l'impôt ;

  • 50 % lorsque cette intention est établie.

Ces règles ne suppriment évidemment pas l'obligation de déposer les déclarations correctes.

Que se passe-t-il si le propriétaire quitte ensuite la Belgique ?

Un départ à l'étranger peut modifier fondamentalement le traitement de la LLC.

La résidence fiscale belge ne disparaît pas uniquement parce qu'une personne séjourne dans un autre pays. Il faut notamment examiner le domicile réel, le centre de vie et l'inscription au registre national.

Si le propriétaire d'une LLC transfère réellement sa résidence et sa direction effective vers les Émirats arabes unis, deux questions distinctes apparaissent.

Dans le scénario où la LLC était une société résidente belge, le transfert de son siège de direction hors de Belgique peut être assimilé fiscalement à une liquidation et entraîner l'imposition de certaines plus-values latentes et réserves.

Dans le scénario de la taxe Caïman, le départ du fondateur peut également déclencher une exit tax sur des bénéfices non distribués.

L'analyse rappelle par ailleurs qu'aux Émirats arabes unis, les personnes physiques ne paient en principe pas d'impôt sur leurs revenus personnels, mais qu'un impôt des sociétés existe depuis la réforme entrée en vigueur le 1er juin 2023, avec un taux de 9 % au-delà d'un seuil et des régimes particuliers ou exemptions dans certaines zones franches.

Une LLC américaine effectivement dirigée depuis les Émirats doit donc faire l'objet d'une nouvelle analyse fiscale locale.

Les obligations américaines propres à la LLC, telles que le Form 5472 lorsqu'il est applicable, ne disparaissent pas nécessairement après le départ de Belgique.

Questions fréquentes

Une LLC américaine « disregarded » est-elle automatiquement transparente en Belgique ?

Non. La Belgique examine notamment la personnalité juridique de l'entité et son lieu de direction effective. Le traitement américain de « disregarded entity » ne s'impose pas automatiquement au fisc belge.

Une LLC du Wyoming dirigée depuis la Belgique paie-t-elle l'impôt des sociétés belge ?

Elle peut être considérée comme une société résidente belge lorsque son siège de direction effective est en Belgique. La conclusion dépend toutefois de la gouvernance et des faits concrets.

La taxe Caïman peut-elle s'appliquer à une LLC américaine ?

Oui, certaines LLC américaines fiscalement transparentes peuvent entrer dans le régime belge des constructions juridiques, notamment lorsqu'elles ne supportent pas elles-mêmes un impôt suffisant. L'articulation avec une éventuelle résidence fiscale belge de la société doit être analysée.

Faut-il facturer 21 % de TVA belge aux particuliers américains ?

Pas nécessairement. Certains services intellectuels ou de consulting fournis à des particuliers établis hors de l'Union européenne peuvent être localisés chez le client et échapper à la TVA belge. Une identification TVA et des obligations déclaratives peuvent néanmoins subsister.

Peut-on payer ses dépenses personnelles directement avec le compte de la LLC ?

Le paiement est matériellement possible, mais il doit recevoir un traitement fiscal et comptable : rémunération, compte courant débiteur ou éventuellement distribution. Mélanger les dépenses privées et professionnelles peut en outre fragiliser la séparation entre le dirigeant et la société.

Quel est le principal risque d'une LLC américaine gérée depuis la Belgique ?

Le risque principal est de retenir une qualification fiscale erronée : société résidente belge, construction juridique soumise à la taxe Caïman ou, dans certains cas, activité personnelle. Chaque qualification produit des obligations fiscales, sociales et déclaratives différentes.

Sources

  1. Wyoming Limited Liability Company Act (Title 17, Chapter 29) — https://law.justia.com/codes/wyoming/title-17/chapter-29/

  2. Code des impôts sur les revenus 1992, article 2 (définitions de société, société résidente et société étrangère) — https://finances.wallonie.be/files/NOSTRA/textes%20legaux/code%20des%20impots%20sur%20le%20revenu%20-%20exercice%202022.pdf

  3. Gilles Carnoy, Investir dans une immobilière américaine (personnalité juridique de la LLC et circulaire belge) — https://gillescarnoy.be/2018/05/25/investir-immobiliere-americaine/

  4. Convention Belgique-États-Unis du 27 novembre 2006, texte officiel (article 1, paragraphe 6) — https://www.irs.gov/pub/irs-trty/belgiumtt06.pdf

  5. US Treasury, Technical Explanation of the Belgium-US Conventionhttps://www.irs.gov/pub/irs-trty/belgiumte07.pdf

  6. Commission des Normes Comptables, avis 110/10, sociétés de droit étranger établies en Belgique — https://www.cnc-cbn.be/fr/node/275

  7. Myfid, Taux réduit ISOC en Belgique 2026 : conditions et calculhttps://www.myfid.be/ressources/comptabilite/taux-reduit-isoc/

  8. Advisius, La US LLC et le US LP sous les crocs de la taxe Caïmanhttps://www.advisius.law/blog/personal-taxation-6/la-us-llc-et-le-us-lp-sous-les-crocs-de-la-taxe-caiman-50

  9. Moore Belgium, Taxe Caïman 2.1 : êtes-vous dans le collimateurhttps://www.moore.be/fr/nouvelle/taxe-caiman-21-etesvous-dans-le-collimateur-de-ce-regime-fiscal

  10. Baker Tilly, Taux d'intérêt pour les comptes courants débiteurs, revenus 2025https://bakertilly.be/fr/news/nouveaux-taux-dinteret-pour-les-prets-et-les-comptes-courants-debiteurs-pour-les-revenus-de-lannee-2025/

  11. KPMG Belgium, TVA : localisation des services intellectuels B2C hors UEhttps://kpmg.com/be/fr/home/insights/2020/08/ctx-brexit-tva-la-tva-belge-disparaitra-sur-certains-services-b2c.html

  12. CBC, Devenir étudiant-indépendant : conditions et cotisations 2025https://www.cbc.be/entreprendre/fr/article/devenir-independant/monter-sa-propre-affaire/statut-etudiant-independant.html

  13. Securex, Droits et obligations de l'étudiant-indépendant (montants 2026)https://www.securex.be/fr/lex4you/independant/droits-et-obligations/etudiant-independant/le-statut-social-de-l-etudiant-independant/droits-et-obligations-de-l-etudiant-independant

  14. Securex, Quand devez-vous vous affilier à la caisse d'assurances socialeshttps://www.securex.be/fr/lex4you/independant/droits-et-obligations/independant-a-titre-principal/obligations-d-un-independant-a-titre-principal/affiliation-aupres-d-une-caisse-d-assurances-sociales/quand-devez-vous-vous-affilier-a-la-caisse-d-assurances-sociales

  15. Partena Professional, Montants fiscaux 2026 (ressources nettes des enfants à charge)https://www.partena-professional.be/sites/default/files/uploads/pdf/Infoflash%20Fiscale%20bedragen%202026%20-19%2002%202026%20FR%20.pdf

  16. Degand & Partners, Déclaration IPP 2026 : calendrier et revenus spécifiqueshttps://blog.degandpartners.com/fr/article/declaration-ipp-2026.-tax-on-web-ouvre-cette-semaine-et-les-changements-sont-multiples-decodage./31051

  17. OECCBB, Non-dépôt de la déclaration IPP : sanctions et délais après les réformes de 2025https://blog.oeccbb.be/fr/article/non-depot-de-la-declaration-ipp-sanctions-et-delais-apres-les-reformes-de-2025/31975

  18. Test-Achats, Déclaration d'un compte bancaire étranger auprès de la BNB et du fischttps://www.test-achats.be/invest/investir/fiscalite-et-droits/articles/2026/02/declarer-comptes-etranger-bnb-declaration-impot

  19. SPF Finances, Quitter la Belgique : habitant du Royaume et présomption de résidencehttps://fin.belgium.be/fr/particuliers/international/quitter-belgique/declaration-impot

  20. Forum for the Future, Dubaï est-elle toujours un paradis fiscal pour les Belgeshttps://blog.forumforthefuture.be/fr/article/dubai-est-elle-toujours-un-paradis-fiscal-pour-les-belges-souhaitant-sy-installer/23379

Cet article présente un cadre fiscal général et ne constitue pas un avis fiscal personnalisé. Les règles, seuils et pratiques administratives peuvent évoluer d'une année à l'autre. Le traitement correct d'une LLC américaine dépend notamment de sa gouvernance, de son lieu de direction effective, de son régime fiscal américain, de l'activité exercée et de la situation personnelle de son propriétaire.

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